Galerie Polka : Nicolas Comment et Steve McCurry

by Rédaction

Tout évolue chez Polka Galerie, Polka Factory et Polka Magazine. Dorénavant le contenu du magazine suit directement et quasiment exclusivement la Galerie et la Factory, ce qui assure la cohérence de l’ensemble.  Car, pour Alain Genestar, il a été créé un concept où chaque entité renvoie à la photo.

Actuellement deux expositions sont présentées et prolongées jusqu’au 6 juin. L’une présente une série de photos de l’artiste Nicolas Comment, qui avait été réalisée au Festival Planche Contact à Deauville. L’autre, une série de clichés du photographe américain Steve McCurry, issue de ses différents reportages des vingt dernières années.

Cavale

L’approche de l’image de Nicolas Comment est particulière, alliant une passion pour la photo dés l’âge de dix-huit ans, et une activité de musicien. Mais son éclectisme artistique ne s’arrête pas là. « Cavale », titre de cette série, représente pour l’auteur «une échappée belle». L’artiste a aussi écrit le texte spécialement pour celle-ci.
L’exposition renvoie à de multiples sens, grâce à une densification des éléments présentés. Par exemple, des objets qui ont servi lors des prises de vue, les gants, les chaussures, le pistolet automatique, la valise sont présents, accompagnés d’une vidéo.

Interrogé, Nicolas Comment, nous apprend «qu’il est photographe depuis 20 ans», mais «qu’il a du mal à s’auto-définir». L’analyse de sa démarche artistique l’incline à penser comme un auteur littéraire, à l’inverse d’un plasticien ou d’un reporter.  Son rapport à l’image doit d’être nuancé, car l’artiste a «un rapport au monde qui est existentiel». Pour lui la photo serait « la vie telle que je la rêve».

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La genèse de de la série, dont le titre « Cavale » est une commande faite par la Ville de Deauville. Nicolas Clement a été invité à résidence, ce qui lui a permis de réaliser les images en plusieurs séjours sur une période de trois mois, afin de présenter différentes saisons.

Pour Nicolas Clement, le rapport avec le mannequin avec qui il a réalisé cette série est particulier. C’est à la fois une égérie, un mannequin, une comédienne, et sa compagne, pour l’artiste «c’est l’actrice du film de ma vie», et «le personnage féminin principal qui se confronte aux mythologies de Deauville». D’autres éléments se rapportent à Deauville et sa proximité au septième art. Comme la mustang blanche présente dans certaines images, correspondant à celle du film de Claude Lelouch ‘Un homme et une femme’

La série a été présentée en 2019 à l’hôtel Normandie de Deauville à la suite numéro 27.  Les photos sont des tirages pigmentaires sur papier mate fine art. Ces tirages sont en vente hors encadrement. Il faut contacter la galerie pour connaitre le prix des tirages en tirage limité à entre 7 et 13 exemplaires.

Retrospective

 

Deuxième exposition, celle du photographe Steve Mac Curry, pour laquelle la galerie Polka est dorénavant l’unique représentant en France. Reporter américain reconnu. Steve McCurry a une conception de son travail de photographe, qui est au-delà de reporter, pour s’orienter vers celle d’être un ‘storyteller’. Car, il est important de pouvoir contextualiser et enrichir en permanence sa vision du monde.

Rajasthan, India; 1983; INDIA-10219. »McCurry cites this picture in the workshops he holds around the world. The lesson, he says, is this: ‘you cant get hung up on what you think your « real » destination is. The journey is just as important.’ McCurry made this picture while on a highway heading somewhere else in India. He had been stopped by a severe dust storm. Looking out of his car windows, he saw these road workers near Rajasthan, huddled together against the elements. ‘You have to be prepared and open to what you are seeing along the way. And then to stop and make the picture.' » – Phaidon 55I was in a beat-up taxi traveling through the desert to a town called Jaisalmer on the India-Pakistan border. It was in June, and as hot s the planet ever gets.The rains had failed in this part of Rajasthan for the past thirteen years. I wanted to capture something of the mood of anticipation before the monsoon. As we drove down the road, we saw a dust storm grow -a typical event before the monsoon breaks. For the miles it built into a huge frightening wall of dust, moving across the landscape like a tidal wave, eventually enveloping us like a thick fog. As it arrivied, the temperature dropped suddenly an the noise became deafening. Where we stopped, women and children worked on the road -something they are driven to do when the crops fail – now barely able to stand in the fierce wind, clustered together to shield themselves from the sand and dust. I tried to make pictures. The road workers didn’t even notice me. In the strange dark-orange light and the howling wind, battered by sand and dust, they sang and prayed. life and death seemed to hang in precarious balance. McCurry, Steve. (2000). South SouthEast. London: Phaidon Press Limited, 97.Book_Iconic PhotographsBook_Untoldfinal print_Genoafinal print_Sao Paulo final print_Birmingham retouched_Sonny FabbriMAX PRINT SIZE: 40X60
Retouched_Sonny Fabbri 08/18/15
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