News, Politique 23/02/2021

L’analyse du gouvernement interroge : confinement à Nice, mais pas à Dunkerque

by Rédaction

En quelques heures, l’analyse du gouvernement a changé. Depuis plusieurs semaines il avait pris soin de présenter la gestion de la pandémie sous contrôle. Le départ en vacances de février de la dernière zone scolaire a modifié les certitudes d’hier. Des mesures de confinement partiel sont  soudain annoncées. Même, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, s’inquiète d’une présence du virus dans les classes. Le ministre évoque la possibilité que les scolaires puissent être contaminés durant leurs vacances.  En parallèle, dans les dernières instructions de l’Éducation nationale, des dispositions sont prises pour considérer le personnel enseignant comme n’étant pas cas contact à moins de trois élèves déclarés comme positifs au Covid-19 dans leurs classes.

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Pas de confinement en vue pour Dunkerque

Aux portes de l’Angleterre, puisque lieu de passages frontaliers, fort logiquement, le variant britannique est extrêmement présent depuis quelques semaines dans la cité portuaire qui a vu naître Jean Bart. Alors que la moyenne nationale se situe autour de 36 % de cas positifs au variant « B.1.1.7 », le ministère de la Santé évalue sa présence  à plus de deux tiers des cas à Dunkerque. L’impact du variant anglais est accompagné d’une envolée des contaminations, avec un taux d’incidence atteignant depuis une semaine les 600 cas pour 100 000 habitants, soit trois fois plus que la moyenne nationale.

Vendredi 19 février, le nombre de 713 cas pour 100 00 a été atteint dans la communauté urbaine de Dunkerque. Autre point attestant de la gravité de la situation:  le taux de positivité à 11 % dépasse également de 5 points les chiffres nationaux. Les élus ont demandé la fermeture des écoles: ils n’ont pas été entendus. Lundi soir, par un communiqué, Patrice Vergriete, maire DVG et président de la communauté urbaine de Dunkerque (CUD) continue de faire part de son inquiétude face à l’absence de mesures prises pour Dunkerque. En effet, « La situation de l’épidémie (…) a continué aujourd’hui à se dégrader, avec un taux d’incidence de 901 cas pour 100.000 habitants communiqué ce soir par l’Agence régionale de Santé – mesuré au sein de la communauté urbaine de Dunkerque (CUD) – et un taux toujours plus important de cas de variants anglais. Il y a 10 jours, avec l’ensemble des maires de la CUD, devant l’accélération de l’épidémie, nous avions proposé à l’État une série de mesures de prévention qui nous paraissaient adaptées à la situation de notre territoire (…) Il y a 10 jours, notre appel n’a pas été entendu…», a-t-il regretté.  « Ce soir, je demande à m’entretenir en urgence avec le Premier ministre pour examiner la situation sanitaire de notre territoire. Dunkerque mérite aujourd’hui toute l’attention de l’État, au même titre que l’agglomération de Nice et les Alpes-Maritimes», a conclu l’édile.

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Estrossi a obtenu des mesures de confinement pour Nice

Le taux de positivité dans la métropole de Nice est particulièrement élevé : il dépasse 700 cas positifs pour 100 000 habitants, soit plus de trois fois la moyenne nationale (190). Mais, par rapport à Dunkerque, la réaction samedi du ministre de la Santé était différente. La situation entraîne une analyse qui porte a ce que « le confinement local est une hypothèse sur la table». Le ministre a souligné que le gouvernement pouvait être amené à prendre des  « décisions plus territorialisées», là où « le virus circule vraiment beaucoup».
Lundi, le confinement pendant les weekends à été annoncé. Christian Estrosi a donc été entendu pour la situation sanitaire de la ville de Nice, il ne l’a pas été pour la situation délicate dans les écoles de Nice. Le maire de Nice a expliqué à Nice-Matin en fin de semaine dernière « nous avons 73 personnels municipaux absents dans les 173 écoles de Nice dont 23 agents d’entretien, 27 ATSEM et 10 personnels de service Covid +, et 16 classes sont fermées« . D’autres questions sont aussi mises en avant par le maire de Nice, par exemple le fait qu’en l’absence d’un enseignant les élèves potentiellement porteurs du virus sont dispatchés dans les autres classes, augmentant le brassage et donc le risque de contamination ».

Voilà pourquoi Christian Estrosi « demande à l’Inspecteur d’Académie de procéder à la fermeture de la classe et de renvoyer les élèves chez eux dès qu’un enseignant est absent et qu’il n’est pas remplacé« . Selon les dernières déclarations de Jean-Michel Blanquer, sur BFM TV , il faut attendre le retour des vacances de février pour que des tests salivaires soient systématiquement mis en œuvre.

Feront-ils apparaître au sein du système scolaire une présence du Covid-19 beaucoup plus importante que celle couramment admise par le ministère de l’Éducation nationale depuis plusieurs mois ?

Jean Cousin

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