Economie, Politique 10/11/2020

Un Conseil des ministres en attente des résultats du confinement

by Rédaction

En point de mire de l’exécutif, la gestion de la pandémie. Les conséquences sont multiples. Dix jours après la mise en place du deuxième confinement, la seconde vague de l’épidémie n’a pas encore atteint son pic. Dans ce contexte délicat, le premier ministre doit s’exprimer sur l’évolution de la pandémie demain soir à 18 heures, et en corollaire sur les résultats du confinement actuellement mis en œuvre.

Trois scénarios sont envisagés. Une augmentation des cas significatifs traduirait la confirmation de la détérioration sanitaire en France. Les différents indicateurs dans le rouge entraîneront, selon toute vraisemblance, un durcissement conséquent des mesures de confinement. Par contre, si l’analyse de l’exécutif conclut à une amélioration de la situation, des aménagements ou des allégements des différentes règles pourront-être annoncés. Un statu quo, selon un conseiller de l’exécutif, nécessitera de donner aux Français une orientation sur l’organisation des semaines à venir. Dans ce contexte, l’objectif est de donner des informations, et d’indiquer les possibilités de sortie de crise.

L’Elysée, fidèle à la promesse faite à la jeunesse, considère qu’elle ne sera pas la génération sacrifiée. Chaque étudiant doit voir garantie la qualité de ses futurs diplômes. Des mesures ont été prises et budgétisés dans le cadre du plan de relance avec 35 millions d’euros pour financer le développement numérique. En outre des aménagements ont été mis en place dans les universités, comme des salles équipées de matériel informatique accessibles sur rendez-vous. Des clés 4 G, et du matériel informatique sont aussi mis à la disposition des étudiants pour les soutenir. De même une aide exceptionnelle de 150 euros par étudiant, annoncée par le Président de la République le 14 octobre, complète l’ensemble de ces mesures.

La prudence est de mise face à l’annonce de futurs vaccins. Une enveloppe de 1,5 milliards d’euros est budgétisée. L’Elysée analyse son action comme étant en phase avec le travail réalisé par d’autres pays afin d’avancer parallèlement. Des questions demeurent toutefois. Peut-on considérer le futur vaccin comme un bien public ?

La situation est actuellement difficile pour le personnel hospitalier, fatigué ces derniers mois par le rattrapage des opérations qui avaient été renvoyées durant le premier confinement. Et parallèlement le nombre de patients en réanimation augmente.

Enfin la crise sanitaire renforce la nécessité d’améliorer la qualité du service rendu par l’Etat aux citoyens. La simplification des actes administratifs, et le besoin d’une administration efficace suit un nouveau programme « Services Publics », porté par la ministre de la transformation et de la fonction publique.

Jean Cousin

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