Arman: Visionnaire ou Matérialiste

by Rédaction

Le Centre Pompidou, présente Arman, au travers d’un choix raisonné de 120 oeuvres, réalisées à des périodes différentes de

la vie de l’artiste. Le point de départ majeur de son oeuvre paraît bien être la période 1956 à 1962. C’est alors qu’il procéda à la mise en place des lignes de forces thématiques de sa création avec la notion d’accumulation. Cette vision ‘quantitativiste’ d’objets répétitifs,IMG_2731qu’ils soient usagés, hors d’usage, ou neufs mais toujours détournés de leur usage premier, acquiert un sens nouveau. Les objets font sens et donnent à voir une autre réalité.

Le sens de l’objet devient celui d’une époque où l’inutile devient utile. Deux grandes installations, Conscious Vandalism (1975) et The Day After (1982) révèlent cette théâtralité de la vanité.

Parallèlement une série d’oeuvres illustrent le parcours de la réflexion de l’artiste de 1952 à sa mort. Jean-Michel Bouhour, commissaire de l’exposition, a créé un  habile cheminement de l’informel à l’objet. Mais dans cette archéologie du futur, au travers des colères, des coupes, de la collaboration avec Renault, tout prépare au retour à la peinture.

Jean-Michel Bouhour exprime bien  au travers de son analyse d’une oeuvre particulière nommée « La grande Bouffe», son enthousiasme pour cette oeuvre.

Effectivement cette sculpture, monumentale par sa taille de prés de deux mètres en hauteur, et si particulière par son sujet, trouve en la personne du commissaire de l’exposition un interprète attentif, ce qui est relaté dans l’interview suivant:

IMG_2729[audio:http://www.forks.fr/wp-content/uploads/2010/09/DS3002381.mp3|titles=DS300238]

Interview de Jean-Michel Bouhour

Forks magazine

© Forks 2010

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