LITTLE BABY JESUS OF FLANDR

by Rédaction

La quinzaine des réalisateurs présente de nombreux films cette année, mais Little Baby Jesus of Flandr tourner en noir et blanc à l’image du bien et du bien me semble particulièrement intéressant. Nous pouvons y voir plusieurs métaphores, grâce à la force des  symboliques traitées dans le film. Réunir en effet Noël, les chants religieux, la naissance de Petit Bébé Jésus et la notion de gain n’est pas pour le moins innocent.

Ne pourrait-on pas  y voir, entre autres , dans ce trio de miséreux une parabole des «firmes» qui, d’année en année, augmentent leurs chiffres d’affaire, leurs profits, ont pour ambition de baisser leurs coûts de 20%, tout en augmentant leurs prix d’autant.

Le film fait-il un lien entre le fruit des chants de Noël et les résultats des sociétés? Tout cela ne serait-il, en fin de compte, qu’ une sorte d’offrande miraculeuse, gâchée par cupidité? Et la morale serait enfin de compte à l’identique de notre société: «tous pour moi».

Synopsis du film

Suskewiet, Pitje Vogel et Schrobberbeeck sont trois miséreux qui décident de partir se faire un peu d’argent à la veille de Noël en chantant des chants d’épiphanie de porte à porte. Leur plan marche mieux qu’ils ne pouvaient l’espérer et ils font rapidement fortune en chantant. Chemin faisant, nos trois comparses s’égarent dans la forêt et assistent stupéfaits à la naissance de Petit Bébé Jésus. Tellement déboussolés par cette apparition, ils donnent tous leurs biens au nouveau-né. L’année suivante, ils décident de renouveler l’expérience mais n’arrivent pas à s’accorder sur l’usage à faire de leurs gains. Ils se disputent les dons et reprennent chacun leur propre voie.

a film by Gust Van den Berghe

with Jelle Palmaerts, Paul Mertens, Peter Janssens

Belgium – 2010 – 74 min. –  black & white

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